ACTION
PROGRAMMEE INTERORGANISMES AMMA
06/04/2004
Les tutelles, en accord avec les programmes existants, ont
proposé la création d’une Action Programmée
Inter-organismes AMMA (API-AMMA), d’une durée de vie limitée, pour permettre la réalisation
du projet AMMA. (cf note de l’INSU diffusée le 5 mars 2004). Cette
création résulte de l’important travail de réflexion scientifique – concrétisée
par le livre blanc paru en 2001 – et de planification de la mise en œuvre du
projet, qui a débouché sur l’écriture d’un plan français d’implémentation
(septembre 2003, revu février 2004). La communauté française a également joué
un rôle majeur dans la coordination de la réponse AMMA à l’appel d’offres
européens sur le thème « Hots Spots in the Earth Climate System » et
dans la construction de l’internationalisation de AMMA (Plan scientifique
international en cours de finalisation). Le moment est donc venu de mettre en
place un mécanisme permettant de maintenir la cohérence scientifique de la
participation française à AMMA et de lui assurer les financements nécessaires.
L’API-AMMA doit répondre à ce besoin. Un point essentiel est de pouvoir faire
des choix de financement sur les actions jugées prioritaires pour atteindre les
objectifs scientifiques centraux du projet AMMA, en tenant compte des apports
de nos partenaires africains, américains et européens.
Le fonctionnement de l’API-AMMA ne doit pas alourdir le
travail de coordination nationale de AMMA mais le rendre plus simple et plus
efficace. Jusqu’à
présent cette coordination était assurée à deux niveaux : i) au niveau des
organismes avec le CIOMA (Comité Inter-Organisme Mousson Africaine) et
ii) au niveau des scientifiques impliqués, avec le CCMA(Comité de Coordination
Mousson Africaine). Cependant les financements nationaux devaient être
recherchés de manière éclatée auprès de différents programmes nationaux (au
moins 7 programmes concernés) ce qui alourdissait considérablement le travail
de planification et de coordination, sans garantir pour autant la cohérence et
la visibilité au projet.
L’API-AMMA disposera d’un Comité scientifique (voir note INSU pour sa composition),
au sein duquel seront représentés les organismes (via les membres du CIOMA),
les programmes nationaux concernés (qui désigneront un ou deux représentants
pour y siéger). Des personnalités scientifiques indépendantes y siègeront
également. Ce comité scientifique pourra donc évaluer la cohérence d’ensemble
de la contribution française à AMMA, les priorités à favoriser et l’adéquation
des moyens demandés. De manière à assurer la liaison avec le CCMA, son président y sera invité permanent.
Les rôles du CCMA
seront de délimiter le noyau central de la participation française à AMMA, de
rassembler les propositions de recherche issues des différentes équipes ou
laboratoires, et de les assembler de manière cohérente pour évaluation globale
par le Comité Scientifique de l’API-AMMA, selon une organisation décrite
ci-après.
L’API-AMMA
fonctionnera selon les principes énoncés dans la note du 5 mars 2004 de l’INSU:
·
Il n’y aura
pas d’appels d’offres à proprement parler, les propositions étant sollicitées à
travers des groupes de travail mis en place par le CCMA. Certains de ces
groupes existent déjà et d’autres sont à restructurer. Cet effort doit rendre
plus cohérent et lisible l’organisation d’AMMA et prolonge le travail
d’organisation déjà réalisé en France (rédaction du Plan d’Implémentation) et
pour le projet européen.
·
Le CCMA
définit le noyau central de la contribution française et garantit la cohérence
des documents à transmettre au Comité Scientifique de l’API-AMMA ; les
propositions liées à AMMA de façon indirecte resteront examinées de façon
classique par les programmes nationaux auxquelles elles se rattachent.
·
Le Comité
Scientifique de l’API-AMMA évalue l’ensemble des propositions de recherche, qui
lui sont transmises via le CCMA sous forme d’un document unique. De manière à
accélérer les mises en place de financement en 2004, le Comité Scientifique de l’API-AMMA et le CIOMA se réuniront
ensemble début Mai.
· A partir du 2 Avril 2004 Mise à disposition progressive des différentes versions des demandes sur http://www.cnrm.meteo.fr/gcss/API/API.html
· 26 Avril 2004 Envoi au CCMA des contributions par thèmes de travail par leurs coordinateurs(noms soulignés ci-dessous)
· 1 mai 2004 Envoi au CIOMA et CS de l’API du document unique par le CCMA
· Début Mai 2004 Examen conjoint par le CIOMA et le Comité scientifique de l’API-AMMA
De manière à
optimiser le fonctionnement et diminuer les charges de travail, le CCMA a
décidé lors de sa réunion en Décembre 2003 de suivre au mieux la structure du
projet européen. Les objectifs
scientifiques dits du noyau dur" sont ceux écrits dans le projet européen
sauf pour la partie océanographique qui a été volontairement limitée dans la
demande financière à l’Union Européenne. Le plan d’implémentation général est
aussi disponible sous la forme d’un document. Ces documents peuvent être
trouvés à l’adresse http://www.cnrm.meteo.fr/gcss/API/docDISPO.html
Un point
important en accord avec la proposition européenne concerne la partie outils et
méthodes (observations; évaluation des modèles et assimilations, satellites,
bases de données) qui est séparée du travail scientifique qui utilise ces
outils. La structure du projet est
matricielle et beaucoup de propositions relèveront d’un groupe thématique
(éventuellement deux) et d’un groupe outils et méthodes (là aussi éventuellement
deux). Il appartiendra aux proposants de bien faire la part de ce qui relève
strictement de la mise en œuvre des outils et de ce qui relève de
l’investigation scientifique dans les financements demandés. Ils devront
indiquer clairement le(s) groupe(s) thématique(s) et le(s) groupe(s)
« outils » auxquels leur contribution se rattache.
Le découpage et les responsables des thèmes sont donnés ci-dessous (Vous
trouverez leurs emails sur la page http://www.cnrm.meteo.fr/gcss/API/docPROPAL.html
). Il est de la responsabilité des coordinateurs des thèmes d’organiser les
propositions relevant de leur groupe en un tout cohérent. Il sera de la
responsabilité du CCMA de vérifier que l’ensemble forme également un tout
cohérent et que, notamment, les articulations entre groupes thématiques et
groupes « outils » soient clairement explicitées.
1.
Etudes intégratives
1.1 Mousson Afrique de l’Ouest & le climat
global (Coord: S. Janicot, K. Law)
1.2 Bilans d’eau et les problèmes d’échelles
(Coord: C. Peugeot, N. Hall, JL Redelsperger)
NB : Cette partie est le résultat d’un regroupement des WPs 1.2 (Bilans d’eau) et 1.4 (Problèmes d’échelles) de la demande
AMMA-IP.
1.3 Rétroactions surface-atmosphère
(Coord en 2004: J. Polcher)
Cette activité
sera mise en place progressivement courant 2004 après la tenue de réunion(s) de
coordination dédiée. La demande en 2004 ne concernera donc que des crédits pour
réunion(s)
2. Etudes de
processus
2.1 Convection et dynamique atmosphérique (Coord : JP Lafore, C.
Flamant)
2.2 Processus océaniques et interactions
océan-atmosphère (Coord B. Bourles, G. Caniaux)
2.3 Processus physiques et biologiques sur
les surfaces continentales (Coord E. Mougin)
2.3.1 Etudes de processus sur sites locaux intensifs et super-sites en milieu sahélien (Coord B. Cappelaere, L. Descroix)
2.3.2 Etudes de processus sur sites locaux intensifs et super-sites en milieu soudanien (Coord S. Galle, L. Seguis)
2.4 Processus
liés aux aérosols et la chimie dans l’atmosphère (Coord C. Mari,
B. Marticorena)
3. Etudes
d’impact
Pour cette
année, cette partie ne sera pas examinée et financée dans le cadre d’API-AMMA,
car aucun argent n’y est mis explicitement par les tutelles. En dehors de la demande à la Communauté
Européenne qui couvre ces aspects, une
demande AMMA a été déposée à GICC. Cette partie coordonnée par B. Fontaine,
inclut les aspects impacts sur les ressources en eau et santé. Un volet agriculture (coordonné par M. Dingkuhn)
pourrait être ajouté en 2005 si un financement était trouvé.
4. Outils et Méthodes
4.1 Evaluation des modèles et assimilation de
données
4.1.1 Systèmes de prévision et assimilation (Coord : JP Lafore ou xx du CNRM)
4.1.2 Modèles
de surface : Intercomparaison, assimilation & upscaling (Coord : P.
de Rosnay)
4.1.3 Représentation
de la MAO dans les modèles de climat, y compris les paramétrisations de
transport chimie et aérosols (Coord : F. Hourdin)
4.2 Expériences de terrain
4.2.1 Avions
SOP (Coord : Frank Roux, D. Tanré, P. Formenti)
4.2.2 Instrumentation en surface SOP (Coord : A.
Protat, B. Bourles (Océan), Ph.
Drobinski (Ballons), JL Rajot (Aérosols))
4.2.3 EOP & LOP (Coord : Th Lebel,
S. Janicot (EOP), C. Liousse(Aérosol/Chimie), B. Bourles (Océan))
4.3 Télédétection satellitaire (Coord M
Desbois, M. Zribi, C. Clerbaux ou JL Attié)
4.4 Base de données et données historiques
(Coord L. Eymard, M. Hoeffner)
5. Coordination (JL Redelsperger, T. Lebel)
Cette partie concerne la coordination générale au niveau national et les
participations aux réunions internationales AMMA (hors réunions spécifiques
AMMA-IP). Le financement qui sera demandé inclut l’ensemble des frais pour la
tenue d’un grand atelier de 5 jours (deuxième quinzaine de Septembre, atelier
national mais où des collègues étrangers seront invités) et n’a donc pas à être
pris en compte dans les demandes thématiques ci-dessus.
Le plan des demandes devra suivre le plan et le format donnés dans un document séparé et disponible sur le même site http://www.cnrm.meteo.fr/gcss/API/docFOND.html. L’ensemble des activités d’AMMA en France relevant des thèmes ci-dessus doit apparaître dans la proposition. Pour chaque demande de moyens, il est nécessaire de distinguer si un financement extérieur est acquis ou prévu (Projet européen, ACI, FSP, GMCC, ORE, ….).
Les Post-Docs qui devraient être financés par le Projet européen doivent apparaître en tant que tel. Pour l’ensemble des chercheurs, on peut prévoir en plus des frais de coordination, un soutien de base (frais de publications, conférences, …) d’environ de 2keuros par an par équivalent chercheur à temps plein (ce chiffre pourra être ajusté en fonction du budget).
Les propositions devront donner les grandes lignes (objectifs, plan de travail, méthode, …) dans la perspective de l’ensemble de la durée de l’API-AMMA (~5ans) qui devraient correspondre au plan à 5ans de la proposition européenne ou à un sous-ensemble, à de rares exceptions (partie océanique, ballons, ..). La tâche principale sera d'écrire le plan de travail et les moyens (humains et financiers) pour les 12 prochains mois. Pour cette année, il n’y aura pas de demandes spécifiques de post-docs payés par les tutelles françaises. Cela devrait être envisagé l’année prochaine (suivant les évolutions de la Recherche en Franc). Cela permettrait d’équilibrer les ressources humaines supplémentaires affectées entre projet national et projet européen.
En accord avec
l’organisation donnée ci-dessus, il est demandé expressément de bien distinguer
la partie investigation scientifique (Thèmes 1x et 2x) des parties concernant
la mise en œuvre instrumentale (Thème 4.2), la production de paramètres
géophysiques satellitaires (Thème 4.3) et
la base des données (Thème 4.4).
Dans les thèmes 1x et 2x, on utilise des données observées des modèles,
des produits satellitaires à des fins de recherche thématique. Ce choix
effectué aussi au niveau européen permettra de faire la part des moyens engagés
dans chacune de ces parties et de valoriser les efforts de mise en œuvre
instrumentale, efforts particulièrement
conséquents en Afrique.
Pour 2004, les demandes au
PNRH et PNBC devront être soumises à leurs Comités Scientifiques mais en accord
avec ce qui a été écrit ci-dessus le travail scientifique et les moyens affectés et demandés devront apparaître
clairement dans la demande API.
Les propositions pourront être rédigées en anglais, ce qui permettra d’une part de diminuer le travail en perspective du projet européen et d’autre part l’information et éventuellement l’évaluation extérieure à la France. Pour 2004, il est demandé de garder un même choix de langue par grand groupe thématique, laissant libre son coordinateur de faire ce choix. L’avis du CS et du CIOMA sera demandé pour les années à venir.
De même, il est laissé libre aux coordinateurs de thèmes de sous-divisé (comme dans AMMA-IP) ou non sa demande en fonction de sa taille. Si un thème est divisé en sous-thèmes, il est important de veiller à la cohérence du tout et aux liens éventuels entre eux.